Zone-Telechargement.al et Voirfilms.al, ou comment promouvoir l’offre légale avec des clones de sites pirates

Certains d’entre vous ont peut être entendu parler des sites zone-telechargement.al et voirfilms.al.

C’est la société Blue Efficience, leader dans le domaine de la lutte contre le piratage sur internet, qui est à l’origine de ces deux sites et ce n’est pas un hasard si elle a décidé de leur donner le nom de deux sites pirates majeurs.

Au mois d’octobre 2017, Blue Efficience a publié son étude sur la présence des offres légales et pirates des films dans le moteur de recherche Google.

Cette étude révèle qu’il existe en moyenne 3 sites pirates pour 1 site d’offres légales. En outre ces offres légales sont généralement positionnées bien après les offres pirates dans le moteur Google Search.

Au sein de la longue liste des sites pirates identifiés lors de l’étude, on trouve des sites tels que voirfilms.ws et zone-telechargement.ws. Ce dernier n’existait pas il y a un an, et n’est autre qu’un clone du très connu zone-telechargement.com, fermé fin 2016 par les autorités. Il n’aura fallu que quelques mois pour qu’il devienne à son tour incontournable pour les pirates.

Face à cette fatalité, Blue Efficience a développé sa propre stratégie pour prendre à contre-pied ce phénomène, en créant ses propres sites clones, mais légaux bien sur : zone-telechargement.al et voirfilms.al.

blue efficience zone telechargement

 

blue efficience voirfilms

Ces deux sites ont pour objectif de faire la promotion de l’offre légale en ne proposant que des oeuvres issues des plateformes VàD, de VàDA et d’éditeurs de DVD. En parallèle, les sites clones permettent à l’offre légale d’être mieux référencée que les résultats de recherche pirates. Les requêtes sur Google Search de certains films comme Alibi.com placent nos sites clones légaux en première position des résultats de recherche.

Depuis le lancement des sites clones, le nombre de visites mensuelles est en constante augmentation. Au mois d’octobre il atteignait 73 941, et au mois de novembre il culminait à 91 670, soit une évolution de +24% sur un mois.

En novembre, les sites clones ont généré 47 380 visites vers des offres légales référencées. Les taux de conversion constatés sur les plateformes de VàD partenaires sont en moyenne de 6 pour 1000.

Pour le référencement des offres légales, la société bénéficie d’accords avec certains fournisseurs (FilmoTV, Imineo, Fnac, Amazon, Itunes) afin de maintenir ses sites le plus à jour possible.
Concernant les autres plateformes non partenaires, elle a développé son propre logiciel de recherche et d’indexation des offres existantes. Toutefois, cette méthodologie induit un retard dans la publication des nouveautés.

La société poursuit donc sa démarche vers toutes les autres plateformes non partenaires afin de mettre en avant leurs nouveautés le plus tôt possible et ainsi lutter plus efficacement contre le piratage.

Suite à la découverte des deux sites clones, la toile s’est affolée. Nombreux médias digitaux français et internationaux comme NextInpact ou Torrent Freak ont mené leur enquête afin de savoir qui se cachait derrière ces deux sites.

Blue Efficience se félicite du démarrage de ses sites clones qui attirent un nombre important et croissant d’internautes et de la visibilité accrue qu’ils apportent aux offres légales.
La société continue en parallèle le développement de clones de sites pirates.

 

Etude sur la présence des offres légales et pirates des films dans le moteur de recherche Google

Les ayants droit mènent une bataille féroce contre le piratage de leurs films. Malgré les efforts et les initiatives déployés, les contenus pirates sont toujours mieux référencés que l’offre légale.

L’étude menée par notre équipe dévoile l’ampleur du phénomène et en fournit une analyse détaillée.

Nous avons ciblé 15 films dont 12 sont français, films qui ont été associés à 5 mots clé (film, VOD, streaming, regarder et téléchargement). Notre équipe a récolté 7 500 liens du moteur de recherche Google sur une période allant du 5 mai au 8 mai 2017.

Sur les 7 500 résultats de recherche analysés, 1 449 (19,3%) renvoyaient vers des sites pirates, 518 (6,9%) vers des sites de vente légale dont 207 (2,8%) vers des sites de VàD, 102 vers des sites de vente en ligne de DVD (1,4%) et 209 vers des sites de recensement des offres de VàD. (2,8%).

Vous pouvez télécharger l’étude ou la visionner ci dessous.

Pirates contre pirates – le streaming piraté

 

Cela fait déjà quelques mois qu’une vague de pirates informatique sévit sur internet en utilisant le ransomware ou logiciel de rançon (WannaCry en mai, Petya en juin).

Le 12 mai 2017, une vague de cyberattaques a touché des dizaines de milliers d’ordinateurs, et donc plusieurs dizaines de pays dans le monde entier. Il s’agissait du ransomware WannaCry ou WannaCrypt, virus qui a pour particularité de prendre en otage les données personnelles. Afin de déchiffrer les données qui étaient alors cryptées, les pirates réclamaient une rançon en Bitcoin.

Des banques, des entreprises commerciales, ainsi que des hôpitaux ont été concernés par ces attaques.

Les hébergeurs de fichiers tels que : Youwatch, Allvid, Exashare et Flashx, auraient-ils également été touchés par ces attaques massives ?

Depuis le 13 mai 2017 notre équipe a constaté des dysfonctionnements dans la mise à disposition au public de vidéos pirates. Les sites d’hébergements tels que : Youwatch, Allvid, Exashare et Flashx ne permettaient plus le visionnage de films ou séries.

Ces hébergeurs sont souvent présents sur les sites de référencement de vidéo, l’impact est donc très fort auprès des internautes habitués du streaming.

Le mécontentement des internautes se voyait sur Twitter. Certains tweets pouvaient paraître excessifs pour de l’indisponibilité de contenus ludiques, et parfois des injures se lisaient sur la toile. L’impossibilité d’utiliser Youwatch ou Allvid suscitait une grande colère de la part des utilisateurs. Lorsque l’un tweetait une injure, l’autre surenchérissait d’un gif aux airs de fin du monde.

Tout a commencé aux alentours de mai 2017, au même moment que la vague de ransomware Wannacry, le visionnage de films sur Exashare, Allvid, Youwatch ainsi que Flashx était impossible. Les aficionados du streaming ont alors commencé à exprimer leur désarroi sur la twittosphère :

 Ces hébergeurs étaient extrêmement utilisés par les adeptes du streaming, et parmis eux, Flashx s’était démarqué des autres en mettant en place un système de compte à rebours entre le moment du dysfonctionnement et celui de la réapparition de fichiers.

Dès le premier jour de l’indisponibilité de Flashx, un système de chargement de vidéo sous forme de décompte en pourcentage a été mis en place par l’hébergeur. Le site affichait “chargement à 60%”, et au fil des jours “chargement à 75%” puis “chargement à 95%” avant la reprise mi juin de cet hébergeur. Ce compte à rebours a capté notre attention, et nous a mis en alerte sur la possibilité du retour de Flashx sur le marché.

Depuis la “renaissance” de Flashx, la mention “we’ll never die” a été couplé à son logo:

 Cette mention peut s’interpréter de différentes façons. La provocation des sociétés qui luttes contre le piratages d’oeuvres protégées, ou un simple trait humoristique à l’attention de la communauté de streamers. Dans le même courant que “zone téléchargement” qui était revenu avec un site clone portant la mention “zone téléchargement is back” dans son nom de domaine. Il peut s’agir d’un jeu des hébergeurs, jeu qui leur permet une meilleur visibilité sur internet.

Malgré la renaissance de Flashx sur la planète du streaming, force est de constater qu’aujourd’hui, tous les liens ne fonctionnent pas. Il semblerait que Flashx ait été piraté au même titre que les autres hébergeurs, entraînant la perte de plus de 4000 TB de données. Ce serait la raison de l’invalidité d’un certain nombre de leurs fichiers.

Depuis quelques mois la fermeture régulière des hébergeurs, mais également la fermeture de site de référencement de contenus vidéos tels que Zone téléchargement et T411, nous montre que ces sites sont dans le viseur de la législation française et européenne.

Il s’agirait d’une bonne nouvelle pour l’avenir des ayants droit, et donc d’une mauvaise nouvelle pour la communauté des streamers.

 Copyright – Blue Efficience – 2017

 

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Pratiques pirates sur YouTube

Comment les pirates arrivent à contourner le système de filtrage en amont de YouTube ou pourquoi une vérification manuelle est indispensable?

Introduction

Suite à l’alignement de Dailymotion, qui hébergeait à ses débuts de très nombreuses vidéos pirates, YouTube a porté un grand coup au piratage sur sa plateforme en créant l’outil de filtrage Content ID fonctionnant avec un système de fingerprinting. Là où auparavant tout un chacun pouvait mettre en ligne de manière illicite des contenus audiovisuels en intégralité, aujourd’hui l’outil Content ID les détecte et les bloque avant même leur mise en ligne. Une telle action est pilotée par les ayants-droit ou leurs mandataires, qui permettent au contenu d’être repéré par Content ID après création de son empreinte.

Malgré l’efficacité incontestable de l’outil Content ID pour les contenus “non entravés” et même de qualité relativement basse, les robots ne remplaceront jamais la main de l’homme. Le robot Content ID ne permet en effet pas d’identifier les contenus qui ont été habilement déformés par les pirates afin de passer entre les mailles du filet Content ID. Ces techniques de biaisement sont rendues possibles car Content ID fonctionne sur un système automatisé de reconnaissance par comparaison d’empreintes numériques.

Il est constaté que de nombreux ayants-droit se reposent avec confiance sur le système Content ID et oublient la nécessité de maintenir une veille manuelle active.

Ainsi, YouTube héberge actuellement des milliers de films dont la mise en ligne n’a été aucunement approuvée par leurs auteurs. Mais quel intérêt les pirates y trouvent-ils donc ? Les pirates qui mettent ces oeuvres en ligne le font en grande partie pour pouvoir monétiser ces vidéos : en effet, les revenus publicitaires liés à ces oeuvres qui ne leur appartiennent pas sont la principale motivation des pirates.

Il existe de nombreuses techniques permettant à un contenu mis en ligne illégalement de ne pas “se faire attraper” par Content ID ; d’autant plus depuis que YouTube a rajouté des fonctionnalités permettant de rétablir un rythme normal de lecture. Évoquons ces techniques utilisées par les pirates qui regorgent chaque fois plus d’ingéniosité.

La protection selon Blue Efficience

Blue Efficience propose un service de protection complet qui intègre notamment le traitement des plateformes U.G.C. telles que YouTube et Dailymotion.

Contre l’exploitation non autorisée de leurs oeuvres sur les U.G.C., Blue Efficience propose aux ayants-droit un service à deux niveaux :

  1. La création et la gestion des empreintes numériques des oeuvres afin de permettre le filtrage en amont de la plupart des vidéos pirates,
  2. La recherche manuelle continue des oeuvres sur les plateformes afin de retirer les vidéos qui n’auraient pas été filtrées par les systèmes automatisés.

Pour en savoir plus sur le service de protection de Blue Efficience :
http://www.blue-efficience.com/fr/services-blue/protection/protection-integrale.html

 

Les techniques pirates de contournement

Ovale semi-opaque au centre de l’image

Cette transformation consiste à faire créer un ovale opaque au coeur de l’image. Sur cette vidéo, le pirate a placé 8 publicités, dont la présence se manifeste par des petits traits de couleur jaune.

Halo noir et flou autour de l’image

Ici, la transformation consiste en un halo noir contournant l’image et maintenu tout au long du film. Le pirate a placé 4 publicités dans sa vidéo.

Rétrécissement de l’image et blanchissement de la colonne centrale

Dans ces trois exemples, la vidéo a été rétrécie et le pirate a mis en place un cadre noir épais autour de la vidéo, couplé à un blanchissement au centre de l’image qui semble avoir la forme d’une colonne centrale.

Rétrécissement et rotation

Ci-dessus, la vidéo a fait l’objet d’un agrandissement et d’une rotation vers la droite : quelle ingéniosité, très probablement couplée à un manque de confort de lecture. On remarque aussi que la vidéo fait l’objet de six coupures publicitaires placées irrégulièrement par le pirate.

Zone d’ombre et luminosité rétro

Des zones d’ombre ainsi qu’une luminosité particulière ont été insérés dans cette vidéo. Le pirate a également voulu générer des revenus publicitaires en plaçant sept coupures publicitaires.

Rétrécissement et encadrement par des fractales

Ici, le rétrécissement du film est encore plus manifeste, et le cadre a été rempli avec des figures fractales.

Aplatissement horizontal

L’image a ici été légèrement coupée et aplatie.

Aplatissement vertical

En l’espèce, l’aplatissement est de type vertical au lieu d’être horizontal.

Rognage

Dans cette illustration, l’image a été rognée : le visionnage devient fort désagréable.

Rétrécissement simple “droité”

Ici, on fait face à une image qui a été rognée, rétrécie et placée en bas de l’écran à droite, accompagnée d’un cadre dont le fond d’écran représente un zoom de l’image même.

Faux cadre YouTube intégré

Ne craignez rien, vous ne voyez pas double : il s’agit réellement d’un faux cadre YouTube flouté intégré dans la vidéo.

Nous pourrions lui décerner la palme du comble et de l’ingéniosité.

Modification de la vitesse de lecture des vidéos

YouTube permet d’augmenter ou de diminuer la vitesse de lecture des vidéos depuis les options de son player. Cette fonctionnalité d’accélération et de décélération permet ainsi aux pirates de mettre en ligne une vidéo qui a été ralentie, pour laquelle tout spectateur pourra aisément rétablir la bonne vitesse de lecture.

Rétrécissement gauche, arrière plan et intégration de liens

Etape 1:

retrecissement + integration message + arriere plan - Everest

Etape 2:

screenshot-www.youtube.com-2017-11-22-13-07-46-162

Dans ce cas-ci l’image a été rétrécie et encadrée par un arrière plan lumineux. Le pirate a également ajouté des liens texte pour pousser à l’inscription, mais en cliquant sur la croix à droite de chaque lien (comme ci-avant en étape 2) on peut avoir accès au film sans être pollué par ces liens.

De cette façon, la vidéo échappe au robot YouTube Content ID.

Rétrécissement et rognage droite, intégration sur arrière plan salon de biais

screenshot-www.youtube.com-2017-11-22-12-40-54-973

Le film, ici, a été rétréci, rogné et intégré de profil dans l’arrière plan qui semble être un salon.

Ce type de vidéo donne une impression de regarder le film depuis son propre salon. On voit ici une amélioration au niveau de l’image de la part des pirates. Grâce à cette intégration la vidéo passe également à travers les mailles du filet.  

 

 

 

 

 

Le fingerprinting est une technique de réalisation d’empreintes numériques de contenus vidéo et audio. La comparaison d’empreinte permet de détecter des similitudes entre vidéos et ainsi d’engager des actions automatisées telles que le filtrage.

U.G.C. pour User Generated Content

Copyright – Blue Efficience 2017

La Pagode ferme ses portes

Quelle triste nouvelle, après 80 années de bons et loyaux services à l’art et essai le cinéma La Pagode ferme ses portes mardi. La Pagode qu’on ne présente plus est classée monument historique.

Paris._La_Pagode

Voici l’annonce faite sur le site web de la salle :

 » Paris, le 4 nov 2015.
Nous sommes au regret de vous annoncer notre départ de La Pagode.
Nous nous sommes battus juridiquement pendant 3 ans contre la propriétaire qui souhaitait récupérer le cinéma.

La décision est tombée le vendredi 30 octobre en appel, et elle nous est défavorable.
Cette longue procédure nous a contraint à exploiter la Pagode dans des conditions très difficiles, nous empêchant toute rénovation. Cependant 130 000 spectateurs passaient les portes tous les ans de ce cinéma emblématique.

Nous sommes donc expulsés, et dans l’obligation de quitter les lieux. Nous fermerons nos portes le mardi 10 novembre au soir.

Nous n’avons à ce jour aucune information officielle de la part de la propriétaire, mais espérons que la Pagode restera un Cinéma et ré-ouvrira prochainement.
Étoile Cinémas »